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BTP: Les prix des matériaux flambent |
- Sable, acier, ciment, verre, aluminium... touchés
- Le sable de Kénitra pratiquement introuvable
- Des quotas de ciment aux clients
ON avait annoncé une stagnation des prix de l’immobilier, mais cela ne sera pas le cas. En effet, les matières utilisées dans la construction viennent d’accuser une hausse sans précédent. Ciment, acier, sable, panneaux de verre, profilé aluminium, bois... Pratiquement, tous les principaux intrants dans l’acte de bâtir enregistrent, depuis le 1er juin, une augmentation conséquente. Une situation qui s’explique en partie par les tensions et l’évolution des cours de ces intrants sur les Bourses internationales. Mais il y a d’autres paramètres qui entrent en jeu: des situations d’entente, d’oligopole et de monopole sont aussi vivement décriées par certains promoteurs immobiliers au lendemain de la hausse. «Du coup, de nombreux intervenants dans le bâtiment profitent de cette conjoncture inflationniste et augmentent les prix», signale un promoteur de la place. Autres explications invoquées, un marché surprotégé pour certaines variétés de produits et des usines qui pratiquent les quotas en limitant le tonnage dans les livraisons. Autant de paramètres qui faussent tous les calculs dans le secteur. |
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BTP: Les professionnels réclament plus de transparence |
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Journée de travail pour le Premier ministre Abbas El Fassi et ses ministres. Idem pour le wali, le maire et les directeurs des établissements publics de Casablanca qui ont inauguré, hier 21 mai, la 3ème édition du Salon international du bâtiment et des travaux publics, BTP Expo 2008. Salon qui se tient jusqu’au 24 mai et dont l’ouverture n’a pas été perturbée par la grève générale lancée par la Confédération démocratique du travail (CDT). Au rendez-vous également, des ministres angolais, gabonais, mauritanien et sénégalais. Cette forte présence confirme la déclaration de politique générale d’El Fassi, érigeant le secteur du BTP au rang de «fer de lance de l’économie nationale», avec un montant d’investissement de 287 milliards de DH jusqu’en 2012. Le bilan d’étape du contrat programme signé en 2004, évoqué pour l’occasion, englobe aussi le chemin parcouru par la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP) depuis sa création le 21 mars 1981. A cette date, c’est encore El Fassi qui avait présidé l’assemblée constitutive de la Fédération, mais sous la casquette de ministre de l’Habitat. Ce que n’a pas manqué de rappeler l’hôte du jour, Bouchaïb Benhamida, président de la FNBTP, aux adhérents, soit plus de 1.400 membres. |
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Ciment: Les ventes toujours soutenues |
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- Une évolution de plus 21% à fin avril
- L’habitat en génère 80%
- Les prévisions de 2009, dépassées cette année
Si la crise couve dans l’immobilier, ses symptômes n’apparaissent pas dans les ventes de ciment. Celles-ci ont enregistré une croissance de 33% en avril. Une performance d’autant plus remarquable qu’elle est soutenue depuis le début de l’année. En effet, sur les 4 premiers mois de 2008, le marché du ciment cumule une croissance de 21,1%. A fin avril, la consommation de ciment approche les 5 millions de tonnes alors qu’elle se hissait à peine au-dessus des 4 millions à la même période l’année dernière. Selon les professionnels du secteur, les ventes sont bien parties pour franchir un nouveau palier cette année. Alors même que 2007 a compté comme une année exceptionnelle avec 12,8 millions de tonnes écoulées. Les 14 millions de ventes, sur lesquels tablait le secteur à l’horizon 2009, seront en fait atteints dès cette année. Les différentes régions ne contribuent pas de la même manière à cette croissance. La moyenne nationale de consommation établie à 345 kg/an par habitant en 2005 est largement dépassée dans certaines régions qui pointent à 500 kg par habitant, soit le niveau atteint par de nombreux marchés émergents. Les dernières statistiques, communiquées par l’APC (Association professionnelle des cimentiers), à fin avril, placent la région du Grand Casablanca en tête de peloton, en termes de consommation. Avec plus de 746.000 tonnes écoulées, la capitale économique engloutit 30% de ciment de plus qu’en 2007. Casablanca, Tanger et Tétouan absorbent à elles seules près de 30% des ventes nationales. Succédant au trio de tête, en termes de volume de vente, la région de Marrakech-Tensift-Haouz aura vendu 12,74% de plus qu’en 2007. La plus forte évolution est à mettre à l’actif de la région de Tadla Azilal, soit 89,41%. Ce marché demeure toutefois embryonnaire à l’échelle nationale vu qu’il ne pèse que 3% de la consommation. Autre constat. Sur les 16 provinces et régions du Royaume, Guelmim Es-Smara est la seule région à s’inscrire sur un trend baissier de près de 20% sur les 4 premiers mois de l’année. A noter enfin que les différents secteurs ne contribuent pas tous de la même manière à la croissance généralisée. Les professionnels du ciment sont surtout redevables au logement qui représente 80% des ventes. Loin devant les travaux publics et les bâtiments non résidentiels qui s’attribuent respectivement 14 et 6% de la consommation nationale. Et pour faire face à la demande, les professionnels du ciment investissent en masse. Le programme d’investissement de tout le secteur couvrant la période 2007 à 2010 s’établit à près de 8 milliards de DH. S’ajoutent les projets de la filiale ciments de l’Atlas (Cimat), du groupe Addoha, qui a misé 4 milliards de DH pour se faire livrer 2 cimenteries clés en main d’ici 2010. Elle emboîte le pas au groupe Chaâbi de Ynna Holding qui a également investi dans la construction d’une autre cimenterie, située dans la région de Settat (cf. www.leconomiste.com). |
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Autoroute de M'diq et Fnideq |
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L'autoroute reliant les villes de M'diq et Fnideq sera mise en service en juillet prochain, après que le taux d'avancement des travaux ait atteint 89%, a annoncé, mercredi, le ministre de l'Equipement et du Transport, Karim Ghellab. Lors d'une rencontre avec la presse locale, régionale et nationale à l'occasion de sa visite au chantier de ce tronçon où il s'est enquis de l'état d'avancement des travaux de réalisation, M. Ghellab a mis l'accent sur l'importance de l'autoroute Tétouan-Fnideq (29,3 Km) et ses effets positifs sur l'ensemble de la région Nord. Il a rappelé que la réalisation de l'autoroute Tétouan-Fnideq a nécessité une enveloppe budgétaire estimée à 1,352 milliard de DH, soit plus de 46 millions de DH pour chaque Km, soulignant que ce coût élevé s'explique par la nature géographique de la région. |
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